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LES CABINETS MINÉRALOGIQUES DE PARIS
Qu'est ce qu'un cabinet ?
- Histoire - Etat
actuel des cabinets
C'est sous la direction d'Héricart de Thury, que les
conducteurs de travaux ou chefs d'ateliers construisirent les cabinets
minéralogiques. En effet, Hericart fut en plus de sa fonction d'inspecteur
général en chef des carrières (31/12/1810-31/12/1830),
nommé en 1814 à l'arrondissement
minéralogique de Paris.
Ces cabinets minéralogiques consistaient en une
salle maçonnée, autour de laquelle il y avait une banquette
servant de présentoir aux curiosités géologiques
du site. Au centre de la salle, un escalier factice matérialisait
la superposition des bancs calcaires du lieu. Chaque marche portait
un échantillon. Le nom du banc était inscrit sur le devant
de la marche. Sur le côté de l'escalier, un plan incliné
portait le nom des formations géologiques.
Il en existait 6 dans les carrières de Paris.
Sous la barrière Saint-Jacques, rue du faubourg Saint-Jacques
construit par Gambier-Major (seul rescapé complètement).
Celui de Lhuillier, entre la rue d'Assas et la rue Notre-Dame-Des-champs.
Guérinet, près de l'avenue des Gobelins (double escalier).
Ceux de Toudouze, avenue d'Italie, et Jubin, non localisés
sous le jardin du Luxembourg, paraissent détruits. Celui de
Gambier-Lapierre aux Catacombes a été détruit
vers 1955, il en reste quelques vestiges dans les remblais.
Il y avait en fait deux cabinets minéralogiques
dans les catacombes. L'un pour les collections de pierres, fossiles,
pétrifications diverse, trouvés dans la région
des Catacombes, l'autre, pour les ossements présentant quelques
particularités intéressantes. Le premier de ces cabinets,
ayant été presque ruiné par un affaissement du
ciel, fut désaffecté. Les objets qu'il contenait, réunis
à ceux du second, formèrent une collection minéralogique
et pathologique assez curieuse. On y voyait encore vers 1900 des échantillons
de tous les terrains du plateau de Montsouris, entre la surface du
sol et l'argile plastique, des morceaux d'arbres pétrifiés,
plusieurs spécimens des concrétions calcaires, stalactites et stalagmites,
deux fragments de l'aqueduc romain d'Arcueil, et enfin, quelques crânes
et des os longs bizarrement formés.
Je laisse le soin à Héricart de Thury
de les commenter : "Chacun offre des circonstances particulières
à la localité, et des accidens plus ou moins variés.
Si les étrangers et les naturalistes sont étonnés
de trouver dans les profondeurs de la terre de telles collections,
ils doivent l'être bien plus encore en voyant chacun de nos
chefs d'ateliers, dans la démonstration, et l'explication des
phénomènes qu'elles présentent, ne se servir
et n'employer que les dénominations adoptées par les
professeurs du Muséum d'histoire naturelle, dont ils n'ont
cependant jamais été à même de suivre les
cours. Je saisis avec empressement cette occasion de prévenir
les amateurs que, pour répondre à leurs désirs,
les chefs d'ateliers sont autorisés à leur composer
et fournir, à un prix modéré, des collections
choisies et conformes au système que nous avons adopté
dans notre description."
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